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Musée Bertrand

Châteauroux Histoire, Napoléon I, Napoléon III

Inscrit aux Monuments Historiques, le musée Bertrand édifié dans les années 1770, doit son nom au Général Henri-Gatien Bertrand (1773-1844), Grand Maréchal du Palais des Tuileries sous l’Empire, fidèle compagnon d’armes et d’exil de Napoléon qu’il suivit jusqu’à Sainte-Hélène. Autrefois résidence du Général Bertrand, fidèle de Napoléon, ce bel hôtel particulier du XVIIIe siècle est aujourd’hui un musée dont chacune des 26 salles réserve son lot de surprises : la volière ramenée de Sainte-Hélène, l’original en plâtre du Sakuntala de Claudel, un cabinet de curiosités et d’égyptologie, des peintures flamandes et hollandaises, des œuvres gallo-romaines et médiévales et des collections Empire d’une grande diversité.
Les siècles défilent, incarnés par ce patrimoine varié dont la beauté, la rareté et la diversité émerveillent.

L’hôtel Bertrand, la demeure d’un illustre

Située rue Descente des Cordeliers, la demeure est édifiée entre cour et jardin, dans un style classique, avec une immense porte cochère d’accès donnant sur une cour. C’est Martin Bouchet, premier ingénieur du Roi, Inspecteur pour la France des Turcies et Levées, et grand-père du général Bertrand qui en dresse les plans et en suit la construction. À son décès l’hôtel revient à sa femme, jusqu’à sa mort en 1803. Sa fille Marie-Henriette Bouchet, épouse Bertrand, en sera  par la suite propriétaire. Le général Bertrand n’en sera propriétaire qu’en 1834 et c’est dans cette demeure qu’il meurt le 31 janvier 1844. En son honneur, une statue le représentant, œuvre du sculpteur Charles Marochetti (1805-1867), trône au milieu de la cour.
En 1901, la demeure est vendue à la Ville de Châteauroux par son propriétaire de l’époque Raymond-William de Coninck. Elle est alors affectée à la résidence du général commandant la 17e division d’infanteries. De 1917 à 1919, l’hôtel Bertrand sert même d’hôpital militaire. En 1921, les fonds du musée municipal y sont transférés à l’occasion du centenaire de la mort de Napoléon.
C’est donc dans cet hôtel particulier raffiné que les collections empire prennent largement leur place.

Des collections impériales, de Bonaparte à Sainte-Hélène

Peu de musées en France possèdent autant de souvenirs et de reliques de la période impériale. Tous les objets, meubles, statues, bibelots, habits, lithographies, armes, présentés dans ce musée proviennent des dons de nombreux mécènes et surtout du Grand Maréchal du Palais de l’Empire, Henri-Gatien Bertrand qui finit ses jours dans l’hôtel familial.
Les collections consacrées à l’Empire évoquent Napoléon et son entourage dont certains de ses généraux : Bertrand, Desaix, mais également les familles castelroussines et indirennes contemporaines de la famille Bertrand (Duris-Dufresne, Thabaud de Boislareine, Saint-Cyran…). Les oeuvres et objets présentés surprennent par leur qualité et la diversité de leur contenu : tantôt remarquables ou uniques tels le sabre d’Aboukir, la volière de Sainte-Hélène, le bâton de Grand Maréchal du Palais, le reliquaire de Vivant-Denon ; tantôt inattendus, tels gaufrier, jetons de jeux, tablier de billard, boîtes, médailles en tous genres. Le général Bertrand contribua grandement à étoffer les collections en rapportant de Sainte-Hélène de nombreux objets ayant appartenu à l’empereur exilé.
Toute la période du Premier Empire est évoquée, de la campagne d’Egypte à la mort de l’empereur, du faste impérial à la création de sa légende.
L’ensemble des collections participe à entretenir cette mémoire de Napoléon empereur et participent à la légende impériale.

Napoléon III et Ferdinand de Lesseps

Le Second Empire et Napoléon III ont également une place primordiale au musée Bertrand dans une salle consacrée notamment à Ferdinand de Lesseps.
Ferdinand de Lesseps, célèbre pour avoir construit le canal de Suez, est de ce fait généralement perçu comme ayant été un ingénieur. Mais, en réalité, sa formation était celle de diplomate, suivant en cela la carrière de toute sa lignée familiale. On peut, d’ailleurs, estimer que cette formation fut l’un des facteurs essentiels de sa réussite comme grand entrepreneur. Les relations de Ferdinand de Lesseps avec Napoléon III furent d’une extrême importance dans la réussite du canal de Suez, sans oublier les liens de parenté qui les unissent, l’impératrice Eugénie étant sa cousine par sa mère.

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