Ville de Lamotte-beuvron – ecluse
1/5

Le Canal de la Sauldre

Lamotte-Beuvron Histoire, Napoléon III

Le Canal de la Sauldre

À partir de la fin du XVIIIème siècle, s’est développée l’idée d’un canal à travers la Sologne auquel on attribuait des fonctions variables selon les projets : drainage, irrigation, marnage, transport.
En juillet 1848 et avril 1849, les crédits alloués permettent de creuser 13 km de canal qui sont ensuite abandonnés. Deux mois après la visite du Prince-Président Louis Napoléon Bonaparte, le 22 avril 1852, les travaux reprennent, avec pour seul but le transport de la marne de Blancafort (Cher) à Lamotte-Beuvron.

Au total, le canal mesure près de 47 km ; sa largeur est de 9,50 m et sa profondeur moyenne de 1,30 m. Il comporte 22 écluses. Le trafic ne cessa de décroître : 31 000 t. en 1874, 19 000 en 1922, 172 en 1923. Son déclassement intervint en 1926. Dès sa naissance, le canal de la Sauldre semblait condamné, concurrencé tout de suite par la voie ferrée Orléans-Bourges inaugurée en 1847, puis par les « routes agricoles » établies sous le Second Empire. Le chaulage et l’emploi des engrais chimiques, plus avantageux et moins coûteux, lui donnèrent sans doute le coup de grâce. Le canal de La Sauldre c’est : 46,810 kilomètres, 22 écluses, 43 ponts, 11 gares de déchargement et une dénivellation de 63 mètres. En 1873, les travaux atteignaient Lamotte-Beuvron. Le Canal fut inauguré en 1885. En 1887, les bateaux « Les Berrichons » qui circulaient sur le Canal sont au nombre de 16, et appartenaient  à cinq exploitants des marnières. Ils transportaient vers 11 différentes gares établies le long du Canal, de la marne, divers matériaux de construction (bois de charpente), du bois de chauffage, des produits agricoles et des denrées alimentaires.

Maison éclusière

Les maisons éclusières sont toutes bâties à l’identique, en briques rouges, avec dans un petit jardin, une fontaine ou un puits et le four à pain. l’éclusier devait sûrement fournir du pain aux mariniers qui parcouraient le canal en six jours au temps de la bricole. Chaque maison possédait une cave qui encore aujourd’hui est bien sèche. Au rez-de-chaussée des maisons ont trouve une pièce de vingt mètre carrés avec à l’arrière une petite cuisine. Un escalier conduit à l’étage où se trouve une chambre au dessus de la salle de séjour et une petite pièce mansardée, au dessus de la cuisine. Sur beaucoup de façade encore, on remarque une plaque en fonte, avec le nom de l’écluse, son numéro, la distance vers l’aval et vers l’amont.

Ecluse

Le canal de la Sauldre comprend 22 écluses. Beaucoup d’entre elles ont, aujourd’hui, perdu leurs portes. Afin de maintenir le canal en eau, elles ont été murées.  A chaque kilomètre, une borne indique la distance depuis la tête du canal. De chaque côté de celle-ci, la distance en amont et aval vers la prochaine écluse. Ecluse N°1 – Les Fouchères, Ecluse N°2 – Le Puits, Ecluse N°3 – La grande Planche, Ecluse N°4 – Lauroy, Ecluse N°5 – Chanteloup, Ecluse N°6 – Le Vieux Pérroué, Ecluse N°7 – Les Buissons, Ecluse N°8 – Les Gimonets, Ecluse N°9 – Les Bois, Ecluse N°10 – Les Collins, Ecluse N°11 – Le Coudroy, Ecluse N°12 – Les Bouffards, Ecluse N°13 – Le Cul d’Enfer, Ecluse N°14 – Les Bas-Jarriers, Ecluse N°15 – Montfranc, Ecluse N°16 – Tracy, Ecluse N°17 – Pinas, Ecluse N°18 – La Vossonnerie, Ecluse N°19 – Beauval. Les trois dernière ecluses ont été réalisées en 1881 lorsque le canal fût prolongé sur 3,6 km en amont de Blancafort. Ecluse N°20 – A – Le Remblai, Ecluse N°21 – B – Launay, Ecluse N°22 – C – La Cantine

Bassin du canal

Le bassin situé au cœur de la Ville de Lamotte-Beuvron est le terminus du canal au départ de Blancafort. On y retrouve le vestige de la base de la grue de déchargement des marchandises. Ce bassin plus large que le canal servait de stockage des bateaux mais aussi pour le déchargement des marchandises. La voie de chemin de fer, qui à l’époque arrivait au niveau du bassin, permettait l’acheminement des marchandises.

Pont de pierre

Quarante trois ponts en briques rouges enjambent le le canal.

leo dapibus massa neque. felis ante. dolor leo. id, dolor. consectetur ut