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Musée Masséna

Nice Histoire, Napoléon I

En 1898, Victor Masséna, prince d’Essling et duc de Rivoli (député des Alpes-Maritimes sous le Second Empire), petit-fils du maréchal niçois André Masséna, décide la construction d’une grande villa de plaisance sur le bord de mer de Nice. Les Masséna, qui apprécient la villa Rothschild à Cannes, la proposent comme modèle aux architectes Hans-Georg Tersling et Aaron Messiah.

Ceux-ci sont également priés de s’inspirer des grandes villas de style néo-classique italien. Ils adoptent aussi un style Empire, hommage évident à Napoléon Ier, auquel la famille Masséna doit ses titres. Ses jardins, sont quant à eux dessinés par le paysagiste et botaniste Édouard André. En 1919, le fils de Victor Masséna (André) cède la propriété à la ville de Nice sous condition qu’on y aménage un musée sous le nom de « musée Masséna » et que le jardin soit ouvert au public.

Le musée Masséna est inauguré en 1921 et les façades et les toitures de la villa sont inscrites au titre des monuments historiques en 1975. Ce musée est consacré à l’histoire de Nice, du Premier Empire jusqu’à la fin de la Belle Epoque : mobiliers, peintures, sculptures et objets d’arts sont présents. Sont entre autres présentés le masque mortuaire de Napoléon réalisé par le Docteur Arnolt, le diadème de Joséphine en nacre, or, perles et pierres de couleur offert par Murat à l’Impératrice et le livre écrit par le Préfet Liegeard.

Les salons sont garnis de mobilier et d’objets d’art du 1er Empire. On constate alors des salons d’antan avec l’ensemble de boiseries des premières années du XIXème siècle provenant du château de Govone situé près de Turin. Le mobilier principalement de style Empire décore ces salons. Dans le salon des portraits, sur le mur nord, on observe Napoléon 1er en costume du sacre. C’est l’une des nombreuses reproductions du tableau du Baron Gérard dont l’original est au château de Versailles. Sur le mur est, se sont deux toiles représentant Napoléon III et l’impératrice Eugénie. Les originaux peints en 1853 par Franz-Xaver Winterhalter ont disparu mais de nombreuses copies ont été envoyées dans les bâtiments officiels. Dans le grand salon, il figure quatre toiles de Paul-Louis-Narcisse Grolleron commandées par le prince d’Essling, en 1901, qui rappellent les faits d’armes de son grand-père, le Maréchal Masséna :

  • la bataille de Rivoli (14 janvier 1797) où Masséna joue un rôle essentiel.
  • La signature de la reddition de Gênes (4 juin 1800) où Masséna obtient que la garnison quitte la ville avec armes et bagages.
  • La bataille d’Ebelsberg (3 mai 1809) entre Ratisbonne et Vienne, où Masséna commande l’avant-garde française.
  • La bataille d’Essling (21-22 mai 1809), aux portes de Vienne, où Masséna aux prises avec les pires difficultés, parvient à contenir un ennemi supérieur en nombre.

Dans la grande galerie, la statue en pied de Napoléon 1er est la copie de celle inaugurée en 1805 au siège du Corps Législatif. Représenté en empereur romain, Napoléon tient le Code Civil.

Le sculpteur de l’original, Antoine-Denis Chaudet est aussi l’auteur d’une autre effigie de Napoléon qui couronnait, sous le 1er Empire, la colonne d’Austerlitz, place Vendôme. Cette statue accueille le visiteur depuis la construction de la villa. Elle est encadrée par des torchères en bronze doré dues à Pierre-Philippe Thomire considéré comme le meilleur bronzier français du règne de Louis XVI à celui de Louis XVIII. La villa Masséna est donc bel et bien marquée par l’Empire par divers objets et mobiliers.
Mais c’est également la présence de personnages historiques dans cette demeure, comme l’impératrice Eugénie qui était souvent reçue dans ces salons par le prince d’Essling à la fin de sa vie, qui en font un lieu chargé d’histoire.

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