Visite Guidée Saint Germain Royal 4
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Un parcours autour du Château

Saint-Germain-en-Laye Histoire, Napoléon I

Tout le quartier des alentours du château, qui va de la Rampe des Grottes à la Place Charles-de-Gaulle  est marqué par la période impériale.

-La rue de la surintendance
Emile Pereire (1800-1875), et son frère Isaac fondent la Société anonyme du chemin de fer français de Paris à Saint-Germain avec l’aide de James de Rothschild. La première ligne de chemin de fer pour voyageurs Paris-Le Pecq est inaugurée le 24 août 1837. La ligne est prolongée jusqu’à Saint-Germain-en-Laye et la gare est ouverte au public 10 ans plus tard le 14 août. Elle est construite à l’emplacement de l’un des parterres de Le Nôtre par Alfred Armand en 1845. Cette ligne a contribué à la prospérité économique de la ville et notamment à celle du restaurant « Pavillon Henri IV ».

La Place André-Malraux
Alexandre Dumas (1802-1870) dirige la salle de spectacle qui se trouve sur l’actuelle Place André Malraux dans les années 1840 et la restaure en 1846. Il y présente de très belles pièces jouées par les comédiens du Français qu’il débauche à prix d’or. L’année suivante, il est nommé commandant de la Garde Nationale de Saint-Germain-en-Laye. La ville reprend l’exploitation du théâtre en 1864. Il accueille des comédies, des concerts et surtout des opérettes. Le théâtre actuel inauguré en 1989 porte le nom d’Alexandre Dumas en hommage à l’écrivain.

-L’avenue Gambetta
Au n°1 de la rue Lemierre se trouve le mess des officiers de la garde impériale de Napoléon III. Au-dessus de l’entrée, on remarque le « N » impérial entouré d’une couronne de lauriers, symbole de victoire et d’immortalité. Un appartement y est réservé à Napoléon qui vient, parfois accompagné de son demi-frère Charles-Auguste, le duc de Morny.
Léon Gambetta (1838-1882), avocat, grand orateur et homme politique français est aussi un fervent opposant à Napoléon II et au Second Empire. Il obtient plusieurs titres dont celui de membre du gouvernement de défense nationale en 1870, et celui de président de la Chambre des députés en 1879.

-La Cité Médicis
Napoléon III avec Emile Pereire mène une politique industrielle visant à améliorer le niveau économique de la France. Il fonde en 1837 l’embryon d’un phalanstère, un projet issu des principes du Saint-simonisme qui n’a pas abouti mais a donné naissance à la Cité Médicis: logements collectifs et individuels construits sur une partie de l’esplanade qui sépare le Château-Vieux du Château-Neuf.

-Le Pavillon Henri IV
Vestige du Château-Neuf et lieu de naissance de Louis XIV, il a également accueilli beaucoup de personnalités liées aux arts et à la littérature ; on y compte Musset, Nerval, Hugo, Maupassant ou en encore Offenbach qui y compose les dernières pages de ses écrits les plus célèbres comme « les contes d’Hoffmann ». De nombreux hommes politiques y séjournent. Dumas a aussi vécu au Pavillon dans un appartement au 1er étage. De l’hôtel, c’est là qu’il écrit « Les Trois Mousquetaires » ou encore « Le comte de Monte-Cristo ». Il considère le célèbre cuisinier du Pavillon comme un « compère en art culinaire » et vante ses côtelettes à la béarnaise, faisant du Pavillon Henri IV un haut lieu de l’expérience culinaire.

-La rue de la Paroisse
On peut distinguer sur la façade de l’église une plaque déposée par la reine Victoria (1819-1901) en l’honneur de Jacques II Stuart (1633-1701) lors de sa visite officielle à Paris le 25 août 1855. La reine prie Napoléon III de lui faire visiter le lieu d’exil des Stuarts : le Château-Vieux dont la démolition est envisagée. Suite à la demande de cette dernière, l’Empereur décide de restaurer le château-Vieux qui se trouve alors dans un état de délabrement profond. Le prestigieux monument est ainsi tiré de l’oubli et deviendra la vitrine de l’archéologie française.

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